COLLOQUE 5 mai 2018

Les impacts des écrans sur la jeunesse : ENJEU MAJEUR DE SANTÉ PUBLIQUE

samedi 5 mai 2018.Organisé par l’association ALERTE et EDUPAX (Colloque 5 Mai écrans invitation)

Salle des fêtes de la mairie du 19e arrondissement  5-7 place Armand-Carrel Paris. Métro Laumière ligne 5 – bus 75,48, 60 )

entrée gratuite sur inscription ici

 

Programme du colloque

9h00 – Accueil des participants

9h30 – Monsieur Dagnaud le Maire du 19e arrondissement de Paris (sous réserve). Présentation du programme de la journée par Anne Lefebvre, présidente d’Alerte.

10h00 – Pr Linda Pagani , Centre de Recherche du CHU mère – enfant Sainte-Justine (Axe Santé du Cerveau et Axe Promotion de la Santé) CANADA.

« La télé et l’enfant en bas âge – la montagne accouche d’une souris ou d’une boule de neige?»

Exposition précoce des tout-petits : risque de victimisation et dysfonctionnement social à l’adolescence. Les jeunes enfants qui regardent trop la télévision sont plus à risque d’être pris pour victimes et d’adopter un comportement agressif et antisocial à l’égard des autres élèves à l’adolescence. http://nouvelles.umontreal.ca

10h45 – Dr Jacquin ,  pédiatre , médecin de l’adolescent coordinateur de la maison des ados du 19 eme

« Les adolescents entre Parents et Ecrans »

À partir de l’expérience de prévention et d’accompagnement des familles de la maison des ados.

11h15 – Dr Élisabeth Baton-Hervé. Docteur en sciences de l’information et de la communication.

« Le quotidien des enfants à l’heure de l’écran numérique : le point de vue de professionnels de l’enfance dans 12 régions de France.

Les enfants sont exposés aux écrans de plus en plus tôt après leur naissance et de plus en plus fréquemment. La facilité d’accès aux dispositifs numériques peut conduire à des usages inadaptés et/ou excessifs. Que disent les professionnels et cliniciens de l’enfance et de l’adolescence de cette nouvelle réalité ? Comment cela intervient-il dans leurs pratiques professionnelles ? L’étude présentée s’appuie sur des entretiens réalisés auprès de 45 professionnels dans 12 départements.

11h45 – Pr Alain Bentolila, professeur de linguistique à l’université Paris 5 Descartes.

«Quand l’écran fait écran »

« Loin de faire du maître un gentil animateur en le mettant en retrait de l’acte pédagogique, le numérique devra au contraire renforcer sa place au centre exact de l’acte d’enseignement en lui permettant de mieux prendre en compte la singularité de chacune des intelligences qui lui sont confiées afin de les accompagner de façon pertinente. Il devra offrir à chaque élève son regard attentif, lui faire don d’une écoute qui lui dit que sa parole compte, lui montrer l’ambition singulière qu’il a pour lui. Utiliser le numérique avec pertinence, c’est ne rien lâcher sur les progressions rigoureuses des apprentissages ; ne pas galvauder la chronologie des faits historiques ; ne pas abandonner tout ce qui favorise l’organisation des savoirs. Le numérique devra être strictement un instrument à la main du maître. Si sa puissance d’actualisation et ses capacités interactives et ludiques peuvent illustrer, amplifier, prolonger et singulariser l’acte de transmission, il ne saurait mettre en cause sa cohérence et sa rigueur ».

12h30-13h00 : discussion avec la salle

Pause-déjeuner

14h00Table ronde sur le Défi sans écrans avec des personnes ayant déjà collaboré à l’organisation du Défi.

  • Animation : Irène Munch. (Le Monde : Des écoliers au défi de se passer d’écran pendant une semaine.)
  • Brigitte Jeanvoine, médecin scolaire retraitée, élue municipale à Créteil.
  • Christel Manz, Gap, Défi en préparation dans 16 écoles dans les Hautes-Alpes.
  • Jérôme Gaillard ou Eneko Jurajuria, Urrugne, Pays Basque, Défi en préparation dans 21 établissements.
  • Juliette Bertin, Orthophoniste et Auxane Bertrand, étudiante, pour l’Association de Prévention en Orthophonie de l’Hérault APOH.

16h00 – Jacques Brodeur

«  Le Défi sans écrans avec des adolescents : bilan dans 5 collèges vendéens »

Depuis 2008, plus d’une centaine d’écoles de France ont proposé aux enfants le Défi sans écrans et aidé les familles à appuyer leur progéniture. Quand le Défi a été proposé à des adolescents, l’exploit est devenu difficile. Depuis le printemps 2015, le Conseil départemental de la Vendée a mandaté Edupax pour proposer la réduction du temps-écrans dans une quinzaine de collèges. Trois milliers d’adolescents ont ainsi été rencontrés. À combien de reprises a-t-on rencontré les élèves? Combien ont essayé? Quels arguments a-t-on utilisé pour les motiver? Quelle collaboration a-t-on demandé aux professeurs? Comment les parents ont-ils répondu à l’appel? Les communautés ont-elles mobilisé les associations de proximité et les citoyens? La réduction du temps-écrans a–t-elle eu du succès? Qu’ont répondu les élèves, les parents et le personnel au moment d’évaluer les résultats? Quelles leçons retenir pour d’autres collèges?

16h30 – Pr Joël Hillion, professeur retraité, auteur de « L’alter de mon égo : Empathie, mimétisme et éducation. »

« L’érosion de l’empathie a-t-elle un lien avec la hausse du temps-écrans chez les jeunes? »

17h00 – Discussion avec la salle

Mot de clôture et verre de l’amitié

Inscription au colloque du 5 mai 2018